l’Albion bitter

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Signification du nom 

Le vrai service à l'anglaise

Le vrai service à l’anglaise

L’Albion. Plusieurs ne connaissent pas nécessairement la signification de ce mot. C’est en fait, comme la Nouvelle-France pour le Québec et la Gaule pour la France, l’ancien nom de l’Angleterre. Nous avons choisis ce nom pour notre brasserie et notre bière non pas parce que nous sommes des anglophiles finis, mais bien parce que nous nous spécialisons en bières brassées selon la tradition britannique. Utilisé déjà au 6ème siècle avant Jesus-Christ, ce nom est encore utilisé de nos jours comme surnom pour l’île d’Angleterre et plus de 80 pubs anglais s’appelle « The Albion ».

Style de bière

Au niveau du style, « bitter » se traduit bien par amer, mais cela en dit très peu sur la bière elle-même. Toutes les bitters ne sont pas nécessairement très amères. Cette dénomination est apparue dans les pubs autour de 1830 pour différencier ce type de bière plus corsées et amères que les anciennes ales, plus sucrées et souvent moins sèches. Le nom est en quelque sorte resté, bien que la bière «bitter » ait plusieurs fois changer de visage en (plus de 150 ans). Au niveau des bitters d’aujourd’hui,elle se situent à tout les niveaux du spectre d’amertume, de douce à tranchante. Notre Albion se situe plus au milieu, son amertume est délicate mais présente, tout en étant accompagnée d’un corps assez malté. Sa couleur d’or jaune est aussi typique, puisque les bitters modernes vont de blond pâle à presque brune.

Inspiration

Nous avons principalement tiré notre inspiration de 2 bières que nous respectons beaucoup pour concevoir l’Albion, à savoir la Fuller’s London Pride et la Timothy Taylor’s Landlord. Si jamais vous voyager en Angleterre, ne manquez pas la chance de boire ces 2 classiques surtout si elles sont « cask conditionned ». Mais des dizaines d’autres valent aussi le détour. Presque chaque brasseries en fait au moins une, sinon plus.

Capsule d’Histoire

Les bitters ( la famille des Pale Ales en fait)  apparues autour de 1830 donc,  étaient surtout le breuvage de choix de la classe aisée. Ce type de bière était très à la mode, plus que la Mild Ale qui était l’apanage de la classe ouvrière. La Bass Pale Ale se retrouve même dans un tableau classique « Un bar aux Folies Bergère » d’Édouard Manet (remarquez les bouteilles arborant le triangle rouge). Ce style changea plusieurs fois de visage, surtout avec les 2 grandes guerres mondiales qui forcèrent les brasseurs à ajuster leurs recettes pour tenir compte du rationnement. C’est aussi à cet époque que les brasseurs anglais devinrent les maîtres incontestés du brassage à faible densité (faible taux d’alcool) de bières toutefois pleines de saveurs.

La pale ale de Bass était célèbre mondialement.

La pale ale de Bass était célèbre mondialement.

À qui cette bière s’adresse?

À tous! De mononc Johnny au plus snobs des « beer geeks »! Nous croyons que cette bière est accessible et plaisante pour le buveur typique de « blondes » et qu’elle est suffisamment complexe et sophistiquée pour les passionnés de bières. À tout ceux qui commande automatiquement une « rousse » en pensant que les « blondes » c’est « poche » nous vous suggérons d’essayer l’Albion, vous pourriez être surpris! Et si vous avez la chance de passer quand elle est offerte « cask », ne manquez pas cette chance, car ce genre de bière s’exprime plus que bien de cette façon.

P.S: Un bel article de messieurs les Coureurs des boires concernant notre bière: http://lescoureursdesboires.blogspot.ca/2011/03/la-bitter-dalbion-joliette.html

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Porter victorien (ou l’Ancêtre de l’Ancêtre)

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Après beaucoup, beaucoup de recherches, d’attente et certains investissements, nous allons enfin pouvoir offrir du Porter victorien à nos clients de l’Albion! Cette bière, au même titre que la East India Pale Ale 1839 de 2011, à été brassée dans un soucis d’exactitude historique très poussé. Tirée de 2 recettes de 1848 (2 recettes car cette bière est un mélange), notre Porter victorien est une drôle de bête.

Une partie de la bière a été vieillie 16 mois en cuve de chêne (Keeping Porter),  durant lesquels les levures sauvages auront contribué à assécher et acidifier la bière. Pour le reste du mélange, c’est un porter corsé, mais toutefois non vieilli (Running Porter) qui vient s’y harmoniser. L’assemblage de ses 2 bières produit une bière unique en son genre; Rôtie, maltée, houblonnée, légèrement sûre et avec certains caractères « sauvages », couplé à la fraîcheur d’un porter plus moderne. Cette bière sera entièrement servie « cask », comme à l’époque. Pour les curieux, nous embouteilleront aussi quelques litres de Porter vieilli 16 mois, qui permettra de bien goûter ce qu’un vieillissement à l’ancienne apporte à une bière.

Nous sommes très très fier d’offrir cette bière unique en son genre. Dû au défi technique de brasser et vieillir si longtemps une telle bière, elle ne sera pas disponible en tout temps. Toutefois, disons que la cave de l’Albion regorge de cuve de chêne pleines de bière qui mature lentement, ce n’est donc que le début!

-Disponible dès le mois de Septembre.

Des saveurs à (re)découvrir. Suite.

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À la brasserie artisanale Albion, nous croyons que travailler à recréer des styles disparus et de faire cela dans une approche le plus fidèle à l’histoire et à la tradition est une forme d’innovation.

Dans cette optique, et avec la collaboration des historiens de la bière Ron Pattinson et Martyn Cornell, de même qu’avec les conseils de l’écrivain Pete Brown, nous avons tenté de recréer une East India Pale Ale de 1839 le plus fidèlement possible, grâce à une recette de cette époque.

De plus, par un procédé spécial, nous avons soumis la bière à un dur traitement, les conditions d’une cale de bateau, durant trois mois. Ça veut dire une bière mûrie à des températures entre 30 et 45 degré Celcius, et ce dans un mouvement constant, parfois assez violent.

Nous offrirons cette bière à notre établissement le 27 Novembre 2011, date de notre premier anniversaire, et ce sous trois formes. En fût, vieillit « normalement » à température de cellier, et en « cask » et bouteilles pour la version mûrie à chaud. Quantité très limitée. Et un petit scoop en terminant, la version normale titre 7 % d’alcool et l’autre titre 8.2%. C’est le même brassin.

Steven Bussières, brasseur.

Des saveurs à (re)découvrir.

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À l’Albion, nous avons comme devise de brasser des bières « modernes, anciennes et oubliées ». Or, pour brasser des bières « anciennes et oubliées » convaincante, un gros travail de recherche s’impose ainsi qu’une bonne connaissance des ingrédients et techniques utilisés jadis. Le meilleur exemple, car c’est un style très en vogue en ce moment: la IPA (India Pale Ale).

La plupart des amateurs de bières ont souvent entendu l’histoire de la bière brassée spécialement avec plus de houblons pour survivre au long voyage en bateau, et même certains auteurs prétendent qu’elle était plus forte car l’alcool protège la bière. Déjà si on suit cela, on brassera une bière à 8-9% (voire plus), très houblonnée, avec quelques malts de spécialités puisque presque toutes les IPA sont ambrées ou rousse. Eh bien non! Ça pourrait être très bon (et certaines entrent d’ailleurs dans ces barèmes et sont excellentes) mais ce ne serait pas une bière « historique », donc il faut pousser un peu plus loin.

Premièrement, il faut retourner aux sources; les recettes originales (oui oui, ça se trouve)pour ensuite les comparer avec les autres types de bières brassées par la même brasserie et par ses concurrents. À partir de là, premier mythe, on se rend compte que les IPA n’était pas « fortes », du moins pour l’époque. Entre 6 et 7% d’alcool en général. Les malts? 1 seul: du White Malt. Premier problème: on ne vend plus de malt sous ce nom aujourd’hui. C’était en fait le nom du malt le plus pâle (et cher) de l’époque, comparable en couleur au malt pâle d’aujourd’hui: on choisit donc ce qui s’y rapproche le plus. Bon. Ensuite les houblons. Ok, du Goldings du East Kent ça existe encore, fiou! Mais les quantités était astronomique! Même si on calcule les acides alpha à la baisse (les dates indique même que le houblon était frais..), c’est sans commune mesure avec les techniques modernes. Ce n’est pas la révolution microbrassicole qui a inventé les « bières extrèmes »!!

Ensuite, toutes les techniques; de l’empâtage jusqu’à la garde devront être examinée minutieusement. Par exemple, une bière de garde est habituellement tenue à température du cellier (12C) ou moins, et est laissée tranquille jusqu’au service. Or, la IPA de l’époque était affinée durant le voyage, dans des cales de bateau à la chaleur suffocante et avec le roulis de la mer en prime! Le produit qui arrivait en Inde ne pouvait avoir les mêmes caractéristiques qu’une bière mûrie « normalement ». Ça en fait un paquet de facteurs pour recréer une bière historique. Des étapes peuvent être modifiées, voire sautées, mais la démarche s’en verra moins « historique ».

Récemment, cette expérience vient d’être tentée à l’Albion, inspirée par le livre « Hops and Glory » de Pete Brown, et si nous ne pouvons prédire avec justesse le résultat, nous sommes confiant qu’il sera unique et ne serait-ce que pour ça, ça vallait la peine! Une soirée spéciale sera annoncée pour la dégustation de cette bière, qui pourra alors être comparée à un exemple identique mais mûrie dans des conditions normales.

Un secret!

Un commentaire

Qu’ont en commun l’Orval, la Westvleteren 12 (considérée par certains comme la meilleure bière au monde), la Young’s Winter Warmer et la Greene King XX Mild? Réponse: ces bières ne sont pas pur malt! Eh oui, malgré le fait que plusieurs brasseurs ont voulu se démarquer des grandes brasseries commerciales en mettant l’emphase sur des recettes pur malt, il est possible de faire de grandes bières en utilisant des sucres. Parfois même, c’est indispensable! …Indispensable? Oui-oui, vraiment!

L’exemple classique: les grosses bières belges comme la Westvleteren 12 ou la Westmalle tripel pencherait beaucoup plus du côté des Barleywine ou des Scotch Ales, (avec un caractère malté très prononcé), plutôt que ce côté digeste, particulier pour des bières de plus de 8%. Difficile, voire impossible de faire une tripel convainquante sans sucre en fait.

Mais quel sucre au fait? Comme avec les malts et les houblons, c’est un vaste champ d’exploration pour le brasseur. Sipour les bières belges blondes et fortes on utilise en général un sucre liquide très pale et peu goûteux, pour des bières comme le Winter Warmer de Young’s et la XX Mild ce sont plutôt des sucres liquides foncés, très complexes qui seront utilisés. Et si ces derniers fermentent avec le reste, il laissent néanmoins une trace gustative indéniable. Pour une mild ale moderne anglaise, c’est même ce sucre qui donne la majorité de l’arôme, de la couleur voire même des saveurs à la bière. En général, très peu de malt de spécialité sont utilisés, ce sont donc les sucres de brassage qui prennent le plancher! En Europe, c’est facile, plusieurs compagnies spécialisées vendent ces types de sucres appropriés pour le brassage. Ici, rien ou à peu près.

Donc, à la brasserie artisanale Albion, voulant faire vivre la tradition britannique de brassage à ses clients, nous avons décidé de le faire nous même! C’est un travail long (4 à 5 heures de plus), un peu pénible, qui a demandé beaucoup de recherche et de tests, mais qui donne un résultat très satisfaisant. La prochaine fois que vous tremperez vos lèvres dans une pinte de Chiniquy Mild, dites vous que l’arôme particulier de raisin et de rhum, le petit goût sucré et sa belle couleur acajou proviennent en fait d’un sucre de canne brut, transformé afin d’en faire un ingrédient de premier choix.

Bonne dégustation!

Bienvenue sur le blog de l’Albion!

6 commentaires

Tout d’abord: Brasserie artisanale Albion, c’est quoi? C’est le nom historique et poétique de l’Angleterre mais c’est aussi le nom d’une brasserie artisanale 100% Lanaudoise, qui brasse sur place des ales, stout et porter d’inspiration britannique.

Pourquoi faire un blog? Un site internet ce doit d’être concis et direct, un facebook est plus événementiel. Le blog est plus éducatif, plus « en mode lecture ». Si jamais vous voulez en savoir plus, tant sur nos bières, nos inspirations ou notre brasserie, eh bien vous êtes au bon endroit.

Malheureusement, à l’heure où  nous écrivons ces lignes, nous ne somme pas encore ouvert. Donc les bières qui seront décrites ne sont pas encore disponibles.Toutefois, bonne nouvelle, nous ouvrirons nos portes le Samedi 27 Novembre, 19h30. Mais, rien n’empêche de se mettre l’eau à la bouche, non? Voila ce que vous pourriez vous attendre à trouver lors de notre ouverture:

Albion Bitter: Une ale blonde foncée, avec un corps malté mielleux et d’une amertume plaisante et balancée, vous est offerte dans la plus pure tradition des bitters anglaises. Une bière légère en alcool (3.9%), mais pleine de saveur. Servie en fût (refermentation naturelle), elle sera aussi disponible parfois servie cask, c’est à dire directement du baril, par gravité et sans gaz ajouté. Seulement l’effervescence naturelle d’une bière servie à la température idéale de dégustation.

Chiniquy Mild Ale: Chiniquy, c’est un abbé québécois, fanatique de la prohibition totale de l’alcool décédé en 1899. Nous brassons cette bière légère en alcool (3.9%) en son honneur (!!), car nous croyons qu’il est possible de jouir de l’alcool de façon modérée et intelligente! C’est une ale rousse, avec un caractère très malté et une amertume très douce. Une bière ronde en bouche, savoureuse, mais ô combien facile à boire. Style autrefois présent au Québec (Molson en offrait par exemple une au 19ème siècle) la Mild Ale est désormais très peu présente sur la scène brassicole québécoise moderne.

Porter l’Ancêtre: Un porter moderne, avec une belle rondeur chocolatée, un corps entier et un beau côté torréfié auquel vient s’ajouter une amertume mesurée. Cette bière noire aux reflets acajou n’est pas un médicament au goût de mélasse, n’ayez crainte! Un style encore une fois très rare au Québec, qui gagnerait à être découvert. (Note) Cette bière s’inspire des porters du 20ème et 21ème siècle: très différents des porters d’origine qui eux avaient un caractère définitivement vineux voire même une légère acidité.

Stout à l’avoine. Un stout bien noir, au corps soyeux (dû à l’utilisation d’avoine maltée) et au goût plein et satisfaisant. Un houblonnage bien présent assèche suffisamment la bière pour la rendre facile et agréable à boire. C’est décidément une bière de choix pour l’amateur de bonne bière bien corsée. Nous le nommons écossais, car notre stout utilise de l’avoine maltée, et non en flocons. Ceci est une particularité écossaise dans le brassage.

Pale Ale Nelson Sauvin. Une pale ale brassée en s’inspirant de la tradition, mais avec une petite touche du nouveau monde. Le houblon utilisé dans cet bière lui apporte une note très particulière de fruits tropicaux. C’est est bière pleine de caractère, forte (6%), mais de très agréable compagnie!

Mais il est certain que le voyage ne s’arrêtera pas là! Plusieurs styles s’ajouteront au fil du temps et des saisons. Tel notre devise, ce seront des bières inspirées de bières modernes (ex: Une Bitter), anciennes (Un stout impérial russe basé sur une recette et un procédé de 1850) et oubliées(Doble-doble ale, ça, c’est une surprise!).

Enfin, si vous êtes un curieux, un passionné ou néophyte du monde de la bière, nous sommes certains que vous y trouverez votre compte.

À suivre!

-Brasserie artisanale Albion, 408 Boulevard Manseau, Joliette. j6e 3e1.

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