Stout écossais

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Signification du nom

Comme il n’y a pas de genres en anglais, « stout » devient soit féminin ou masculin en français. À l’Albion, nous avons choisi de dire un stout (qui signifie robuste). Pourquoi écossais? Parce que cette bière est inspirée de certaines bières écossaises brassées avec de l’avoine maltée, et non roulée ou en flocons.

Le Stout écossais de l'Albion, fidèle au poste depuis nos débuts.

Le Stout écossais de l’Albion, fidèle au poste depuis nos débuts.

Style de bière

Saviez-vous qu’au début du 19ème siècle un stout pouvait être blond? Le terme « stout beer » voulait en fait simplement dire une version plus robuste, plus houblonnée aussi, d’une bière donnée. Par exemple un « stout porter » était un porter plus fort, plus houblonné qu’un porter normal. Simple non? Donc une « stout beer » était une bière pâle, très houblonnée et mûrie quelques mois avant son service, avec le temps le terme tomba en désuétude au profit de « pale ale ». Mais aujourd’hui, stout signifie bière noire de fermentation haute, rôtie, houblonnée. Plusieurs variantes existent, de très douce, à très sèches et intenses.

Inspiration

Les Stout écossais! Plus particulièrement celui de Maclay, qui s’affiche clairement comme un « oat malt stout » (stout à l’avoine maltée). C’est aussi notre façon à nous de dire que si vous vous attendez à un stout léger et sec tel celui de Guinness, et bien ce n’est pas ça. C’est un stout plus rond, corpulent et soyeux qui se cache derrière notre Stout écossais.

Capsule historique

Le nom « stout » avec son sens moderne est devenu commun quand le porter est devenu moins populaire (fin 1800). Le terme « stout

L'inspiration

L’inspiration

porter » fut donc simplifié en « stout », qui signifiait dès lors bière noire corsée. Plus aucune bière pâle ne porterait ce nom. Parlant de bière corsée, ce n’est qu’au XXème siècle que des stout sous la barre des 5% virent le jour. Tel le Mackeston Milk Stout qui à 2.8%, n’a de robuste que le nom. Voire même la Guinness qui aujourd’hui, dans sa version commune, est une bière en fait très légère à tout point de vue.

À qui cette bière s’adresse

Aux amateurs de bières de caractère, son houblonnage étant solide et son côté rôti bien présent. Notre version moins sèche saura donc plaire aux amateurs de bières plus corpulentes. Et si vous ne connaissez pas l’effet que l’avoine maltée à sur la texture en bouche et la saveur d’une bière, il est impératif de goûter au Stout écosssais!

Vive les brasseries artisanales!

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Les gens sont déçus parfois de ne pas pouvoir trouver nos bières dans un magasin près de chez eux. Notre permis (brasseur artisan, différent de celui de micro-brasserie), ne nous permet pas de vendre nos bières ailleurs qu’au 408 boulevard Manseau à Joliette. MAIS, pour le consommateur c’est là le seul inconvénient, pour tout le reste ce n’est que des points positifs.

1. Fraîcheur. Quelle est la différence entre une tablette au soleil dans un magasin louche et l’environnement frais, sombre et contrôlé des caves d’une brasserie? Réponse: un monde de différence! Le contrôle de A à Z qu’un brasseur artisan peut avoir sur ces bières vous assure fraîcheur, qualité et conditions de garde idéales si besoin est.

2. Variété. La grosseur modeste de nos équipements nous permet de brasser plusieurs bières différentes tant selon les inspirations, les saisons ou selon la disponibilité d’ingrédients plus rares. Une grosse brasserie peut difficilement faire cela, les coûts reliés au brassage d’une nouvelle bière bière étant souvent faramineux.

3. Proximité avec l’artisan. Les proprios de l’Albion par exemple ne sont pas des riches à cravates qui comptent leurs millions dans leur château de l’Ile des Soeurs! Ce sont deux jeunes entrepreneurs du coin qui aiment partager leur passion avec le public qui prend la peine de se déplacer pour venir goûter nos bières. C’est un commerce très humain.

4. Possibilité de brasser de véritables monstres! Qu’ont en commun l’Arctic Ale, l’Imperial Russian Stout 1848, la Cuvée Charles Barleywine et (SCOOP!) la Cuvée Éliane Barleywine? Ce sont des monstres de malt et de houblons. Tellement qu’une brasserie plus grosse (oui, oui, même une microbrasserie) pourrait difficilement brasser des bières semblables et les vendre à un prix raisonnable. On offre ces bières là surtout par passion, car un verre d’Arctic Ale contient 4 fois plus d’ingrédients qu’une Chiniquy et nécessite un temps de maturation environ 10 fois plus long! À 6.50$ le verre, c’est tout un deal!

groupe terrasse

Une brasserie artisanale ne serait rien sans les gens qui y travaillent!

Enfin, la mission d’une brasserie artisanale c’est aussi de servir des bières dans leur milieu naturel qui ont été dorlotées du début à la fin (du moulin à grains jusqu’au verre), par le brasseur. Donc message à ceux qui nous demandent « quand est-ce que vous allez commercialisez (lire embouteiller et vendre ailleurs) vos bières? », réponse; pas demain la veille! Il nous manque quelques millions d’abord et aussi, nous avons pour but de continuer à être un acteur important dans la vie sociale de notre région pour un bon bout encore. En plus, si toutes les bières n’étaient disponibles qu’en magasin, pourquoi sortirait-on de chez soi?! ;)

P.S: Vous êtes en visite dans une région X et vous cherchez une brasserie artisanale? Consultez ce site! http://www.jpbarbo.com/?cat=4

Le service « cask »

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Trônant fièrement sur notre bar il y a deux pompes à bière qui sortent de l’ordinaire. Si vous commandez une bière « cask », vous verrez alors le serveur littéralement pomper la bière dans votre pinte plutôt que simplement ouvrir le robinet pour voir couler la bière. Mais ce type de service n’est pas qu’une simple curiosité. C’est carrément une façon unique d’offrir et de goûter la bière.

Autour de 1797, les pompes manuelles comme la nôtre (beer engine) commencent à être de plus en plus répandues. Avant cela, soutirer de la bière au pub pour le service aux clients était toute une corvée. N’ayant aucun moyen

Le Potboy vendait aussi la bière dans les rues.

« …ou elle était soutirée des barils au cellier. Généralement, c’était là le travail des potboys. Un travail très dur, souvent confié à de jeunes garçons, de transporter sans arrêt des pintes ou litres de la cave jusqu’au bar! C’est donc le progrès mécanique qui offrit une solution à cet incessant va-et-vient. »

d’emmener directement la bière au bar, soit elle était directement servie du fût sur le comptoir, ou elle était soutirée des barils au cellier. Généralement, c’était là le travail des potboys. Un travail très dur, souvent confié à de jeunes garçons, de transporter sans arrêt des pintes ou litres de la cave jusqu’au bar! C’est donc le progrès mécanique qui offrit une solution à cet incessant va-et-vient.

Plus rustique même, certaines brasseries à l’ancienne fermentait la bière directement dans le tonneau qui était bouché avant la fin de la fermentation, retenant ainsi du Co2 issu de cette dernière. La bière pouvait ainsi avoir un taux de gaz satisfaisant, mais elle devait tout de même être servie très rapidement pour ne pas s’éventer. L’expression « Quand le vin est tiré, il faut le boire » fait écho à cette époque. C’était toutefois une méthode très « rustique » de par les trop nombreux sous-produits de fermentations toujours présent dans le fût scellé.

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La bière « cask » avant de s’être placée a un aspect brouillé, mais elle devient ensuite très claire et brillante.

L’ère moderne de la bière « cask », c’est tout autre chose. Les caractéristiques d’une bière « cask » servie à la perfection sont une température de service de 10 à 12 degré, (température dite « cellier »), idéale pour la consommation d’Ales et de Porter. Le taux de gazéification est plus bas qu’une bière dites « pression », car le surplus de gaz non incorporé dans le liquide est enlevé lorsque le « cask » est à la bonne température de service. De plus, nous utilisons un « sparkler », petite pièce qui force la bière au travers de petits trous, libérant ainsi les arômes du houblons. Car en plus, la bière cask peut être houblonnée à cru (dry-hopped), méthode qui consiste à ajouter du houblons directement dans le baril, ajoutant ainsi beaucoup de parfum à la bière.

Finalement, cette méthode de service se révèle assez complexe et mérite beaucoup d’efforts de la part du tenancier/brasseur.Nous croyons à l’Albion que la promotion de la bière en cask doit se faire adéquatement, et que pour ce faire un service impeccable est indispensable. Le mythe que la bière cask est chaude et flatte vient de personnes qui ont servi de la bière « cask » de façon peu appropriée, point à la ligne. La vraie pinte bien servie se doit d’être un délice pour les yeux et les papilles! Et comme nous sommes en Amérique du Nord, nos pintes sont toujours coiffées d’une belle mousse tenace.

L’Ancêtre, Porter moderne.

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Signification du nom

Porter copie

Notre logo encore à l’étape « dessin ».

Quel est le style de bière le plus bu au monde en ce moment? Un dérivé du style « Pilsner » né à l’origine en Bohème. Mais avant cette domination?  Cet Ancêtre, c’était le Porter. Loin d’être une bière de niche, comme c’est le cas aujourd’hui, c’était une bière de masse. La première bière issue de l’Industrialisation. Certaines brasseries, telles Meux’s, avaient des cuves de plus de 20 pieds de haut (tout en bois) contenant autour de 32 tonnes de Porter! Et ce en 1812!

Style de bière

LE Porter. très, très dur à définir. la différence avec un stout? Pire encore. Une étude conduite par Ron Pattinson, historien de la bière bien connu, prouva même que la seule conclusion possible est assez simple et sans rapport avec aucun paramètre gustatif. Soit les brasseurs décident de nommer leur bière noire Stout ou Porter! Anciennement, c’était plus définitif. Un Stout était simplement une version plus forte en alcool d’un Porter, point final (après comparaison de dizaines de recettes). D’un point de vue historique, un « Porter Imperial » est donc tout à fait impossible et illogique. Donc aujourd’hui, un porter peut être rôti, chocolaté, sucré ou non, très amer ou pas du tout. Ils ont en fait un seul point en commun: la couleur de brun à très noir. Le taux d’alcool, le type de levures (mixte ou pas), l’houblonnage de même que les malts varient énormément.

Inspiration

Pour ce classique de l’Albion, notre inspiration vient principalement de 2 bières. À savoir la Fuller’s London Porter et le Boucanier de l’Amère à boire. Nous croyons que ce sont 2 bières excellentes, très goûteuses mais sans tomber ni dans l’excès malté ou houblonné. Une pinte de ces bières est loin d’être assez!

Capsule historique

Nous ne développerons pas ici l’histoire complète du Porter, trop riche, variée et disons-le, mêlante à souhait. Disons que le style Porter version moderne est une bière issue du 20ème siècle, brassée souvent comme une autre mis à part l’utilisation de malt rôtis et « high-dried ». Mentionnons toutefois que ce type de bière à longtemps été perçu comme très « à part ». Tellement qu’il n’était pas rare de voir des pubs avec écrit sur leurs enseignes  » bière et porter ». Il était vu comme un breuvage « non-bière », comme un tonique ou une bonne source de fer!

Ici on voit bien l'ancienne division de 3 breuvages distincts.

Ici on voit bien l’ancienne division de 3 breuvages distincts.

À qui cette bière s’adresse

Aux amateurs de bières maltées d’abord, et pour ceux qui apprécient moins les bières noires plus sèches et amères. Cette bière tout en rondeur et en caractères chocolatées saura certainement plaire à plusieurs. En fait, nous avons été nous mêmes surpris de sa popularité dès le départ, ayant peur que le mot « porter » en rebute plus d’un. Ce sont seulement les gens plus âgés qui se souviennent des Porters souvent très sucrés…  Il faut dire que c’est loin d’être d’une bière à goût de « m’lasse » qui écœure au bout de 3 gorgées!

Devise de l’Albion

2 commentaires

« Des bières anciennes, modernes et oubliées. »

Cette devise que nous chérissons à la brasserie n’est pas une phrase choisie à la légère. Si le courant dans le monde brassicole est souvent soit dans le respect des traditions (ex: Allemagne, République tchèque, Angleterre, Belgique…) ou dans l’innovation (ex: États-Unis, Québec, Italie, Japon…), nous croyons en autre chose. La recherche de recettes issues de fonds d’archives de brasseries anglaises (et bientôt locales) couplé à une étude des anciennes techniques de brassage et de fermentation, fait que nous produisons certaines bières tellement « traditionnelles » que leur goût au final peut sembler une « innovation ».  Nous n’innovons donc pas en inventant de nouveaux styles ou en utilisant des ingrédients exotiques, mais bien en déterrant des ingrédients et techniques du passé.Albion logo

Par exemple: « Bières anciennes »

Faire vieillir un Keeping Porter (recette de 1848 issue de la brasserie Barclay Perkins) en cuve de chêne durant 18 mois; maturation extrêmement longue par rapport au brassage moderne, l’houblonné à froid et laisser les brettanomyces (levures essentielles des anciennes stock beers) produire une véritable deuxième fermentation. De plus, pour avoir le résultat final qu’est notre Porter Victorien, cela ne s’arrête pas là… Nous brassons aussi un Running Porter, c’est à dire un porter non-vieillit (maturation moderne standard) que nous mélangerons au Keeping Porter un fois ce dernier arrivé au terme de sa lente maturation. Cet assemblage n’est pas sans rappeler le monde des vins, whiskys et des lambics belges. Si le résultat final présente définitivement des saveurs « innovatrices », elles sont en fait 100% « traditionnelles », elles ne sont que d’une autre époque! Ça c’est un des volets qui nous fait le plus tripper à l’Albion et qui, nous croyons, rend notre brasserie unique en son genre. Par exemple, le seul endroit où vous pouviez déguster un Porter Victorien ou une East India Pale Ale d’époque avant que l’Albion ne les ressuscite était d’emprunter la DeLorean de Doc et de faire un voyage dans le temps!

« Bières modernes »

Pour ce qui est du volet bières modernes, nous ressemblons en fait au brasseries familiales d’Angleterre. Bitter, Mild, Pale Ale, IPA, Porter, Stout et leurs variantes. Avec quelques excursions dans les styles du Nouveau-Monde aussi. Si cela est moins « spécial », il n’en demeure pas moins que brasser une bonne Bitter ou une bonne Mild à 4% et moins est une défi technique de taille. Les amateurs qui croient que ces bières accessibles sont faciles à brasser se trompe royalement! En fait, il est beaucoup plus facile de camoufler des problèmes au niveau du brassage dans une Double IPA que dans une Bitter par exemple.

« Bières oubliées »

Si le « recherche et développement » des bières anciennes est difficile, celui de nos bières oubliées est pire encore. Des styles complètement disparus tel la Windsor Ale et la Ealath sont découvert parfois dans des endroits saugrenus, une vieille encyclopédie de la fin du 18ème par exemple. Certains détails manque aussi parfois, et l’on doit chercher ailleurs. Certaines épices de la Windsor par exemple sont très rares et très chères et les herbes utilisées dans la fabrication de la Ealath doivent être cueillie à la main, à maturité, vu la grande quantité nécessaire à son brassage. Dans les années qui viennent, l’Albion s’efforcera de vous surprendre de plus en plus en exhumant des bières anciennes et oubliées des tréfonds de l’Histoire.

P.S: Le Porter Victorien sera de retour sous peu à l’Albion (fin de l’été-début de l’automne) :)

P.P.S: Si quelqu’un a accès à de vieilles recettes issues de brasseries défuntes du Québec, communiquez avec nous!

Falcon Punch, pale ale à l’américaine.

Un commentaire

Signification du nom

falcon logo découpé

FALCON PUNCH! 64 bits et presque autant d’IBU.

Falcon Punch, quossé ça? Comme toutes nos bières qui entrent dans la catégorie « bières du Nouveau-Monde » ou « à l’américaine » comme dans ce cas-ci, nous avons choisit un nom qui s’inscrit dans la culture plus « geek ». Un Falcon Punch est un coup de poing dévastateur du Captain Falcon, célèbre pilote du Falcon Blue. Une bière donc à l’américaine, punchée, mais avec notre propre touche typique de l’Albion.

Style de bière

Les pale ales à l’américaine sont l’interprétation Nouveau-Monde d’un style originaire d’Angleterre. De blonde à rousse, de légèrement amère à tranchante, elles présentent souvent des arômes et des goûts rappelant les agrumes et autres fruits tropicaux (voire même la résine de pin)! Ce type de bière de même que les I.P.A est extrêmement en vogue au sud de la frontière.

Inspiration

Pour la base de malt, ainsi que la levure, cette bière penche plus du côté britannique. Les houblons eux sont de la côte ouest américaine. L’Inspiration va donc de la St-Ambroise pale ale de McAuslan à la Liberty Ale de Anchor.

Capsule historique

L’histoire des Pale ales est intiment liée à celle des Bitters. C’est en fait la même. La grande différence était souvent que les pale ales étaient les versions en bouteilles des bitters servie cask. Les recettes variaient toutefois, le taux d’alcool étaient généralement plus haut de même que l’houblonnage. Aux U.S.A, un américain (Fritz Maytag) créa une pale ale avec une nouvelle variété (le Cascade) en 1975, la Liberty Ale. Les pale ales à l’américaine commencèrent alors lentement à apparaître.

Un pionnier dans l'utilisation de nouveaux houblons

Un pionnier dans l’utilisation de nouveaux houblons

À qui cette bière s’adresse

Cette bière s’adresse à un public qui recherche une bière plus amère, plus corsée. Ces parfums et goûts d’agrumes font toutefois que plusieurs n’appréciant pas « le goût de la bière » restent surpris et l’apprécient. Si vous n’avez jamais goûté de pale ale à l’américaine la Falcon est, nous croyons, un bel exemple du genre. La nôtre, sans être extrêmement houblonnée, est pleine de caractère.

Chiniquy, Mild Ale.

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Signification du nom

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« bière de tempérance » évêché oblige!

Le nom de cette bière, Chiniquy, est un petit clin d’œil historique. Charles Chiniquy était un religieux prohibitionniste, fervent militant anti-alcool haut en couleur et controversé. Notre bière, à 4% d’alcool, est presque une bière de tempérance (elle aurait sûrement passée au conseil) Mais si son taux d’alcool pardonne, elle est très loin d’être insipide et sans goût!

Style de bière

Le style « mild ale » et aujourd’hui très peu fréquent, même dans son pays d’origine. Avant les années soixante, c’était toutefois la bière qui était servie d’office si vous commandiez « une bière » au comptoir en Angleterre. Aujourd’hui, ce style de est caractérisé par des saveurs plus maltées qu’houblonnées , par un taux d’alcool habituellement entre 2.8 et 4.5% et une couleur variant de blonde à presque noire selon les versions. Une de ses facettes des plus importantes est toutefois sa grande aisance à être bue lors d’une « session ». Par « session » on entend la consommation de 4 à 7 pintes en jasant, sans se ramasser affaler de tout son long!

Inspiration

Notre inspiration pour cette bière provient de quelques exemples anglais, disponibles seulement dans les pubs. La XX Mild de Greene King par exemple. Ce type de bière n’existe d’ailleurs à peu près pas en bouteilles, et rarement « draught ». C’est la bière par excellence du service « cask ». Considérant qu’un des ingrédients essentiel d’une vraie Mild sont des sucres de brassage spéciaux, et que ceux-ci sont fait ici même, faute de disponibilité, nous offrons donc une des très rares mild authentique en Amérique.

Capsule historique

Mild ale est le plus vieux style de bière anglais continuellement brassé depuis l’époque d’avant Guillaume le Conquérant (William the bastard ;)). Avant même 1066 des bière se nommaient « lithes aloth« , mild ale en anglais moderne. Mais comme les autres styles, il a beaucoup changé de visage avec les années. Notre interprétation en est une « post 2ème Guerre ». Pour goûter un type de Mild plus ancien, notre X Ale élaborée selon une recette de 1830 est un exemple parfait de ce que Mild voulait dire au 19ème siècle.

william_bayeux

« lithes aloth »… sûrement très différent d’une mild moderne 

À qui cette bière s’adresse

Comme pour l’Albion, cette bière s’adresse à tous. Car si elle très facile d’approche et que son houblonnage est tout en retenue, sa complexité est étonnante. On peut la boire sans réfléchir en jasant, mais s’arrêter pour la déguster pleinement est loin d’être une perte de temps!

p.s: Ne pas la boire « cask » quand elle est disponible est presque un crime!

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